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Le 8 mars 2021, France

Journée Internationale des Droits des Femmes

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

À tous·tes,

Nous, les petites mains de l’ombre, vous envoyons une bouteille à la mer... des nouvelles du Front !

 

La dernière fois que ces mots avaient été prononcés, c’était le 3 septembre 1939...

 

Cependant, le 16 mars 2020, alors que la crise sanitaire venait de débuter, c’est lors de votre discours national que le couperet est tombé :   « Nous sommes en guerre » ! Aviez vous alors déclaré...

 

!!! Alerte rouge !!! Alerte rouge !!! Alerte rouge !!!! Alerte rouge !!!! Alerte rouge !!!!

Sans roulement de tambours, les bombes médiatiques explosent dans tous les sens presque sans aucun sens,

jour après jour, en nous plongeant dans les décombres de vos discours peu éloquents.

 

Alors voilà, cela fait bientôt un an que nous sommes en guerre... ! C’est l’heure du bilan !

 

Depuis mars 2020, nos troupes s'amenuisent, le nombre de combattant·e·s a considérablement diminué.

 

Alors que nous étions 276 000 soldat·e·s intermittent·e·s sur le champ de bataille au nom de la Culture,

nos effectifs sont passés en silence au nombre de 120 000.

Le nombre de bataillons freelances qui survivent au chômage partiel  - voire total -  est estimé à la hauteur de 46%.  

 

Plus de la moitié est portée disparue.

 

En guise de récompense pour nos bons et loyaux services, c‘est sous la forme d’un drapeau blanc que vous avez brandi cette “année blanche”... cette trêve. Année que l’on doit notamment aux cotisations de nos chers camarades tombé·e·s plus haut, tombé·e·s trop tôt, tombé·e·s avant le début du combat. Avant même la saison des récoltes, celles qui leur permettaient de ramasser les heures nécessaires pour assurer leur survie lors du temps mort annuel que nous connaissons trop bien...

 

Les pertes humaines et matérielles sont considérables et bientôt irrécupérables. L’armée de terre du Spectacle Vivant perd du terrain chaque jour. Les unités mobiles des festivals ainsi que celles des événements ont besoin de renfort de toute urgence !

 

La Culture nous accompagne depuis la nuit des temps, c’est elle qui nous définit à travers les époques. Elle se respire, se voit, se touche, s’écoute ! Elle se vit ! Respectons cette grande Dame ! Elle ne peut se résoudre à exister que sur nos écrans. La vie ne se résume pas en pixels, elle se déploie lors d’un instant, c’est la magie du présent, une communion entre des êtres humains qui produisent le meilleur d'eux-mêmes, et ceux qui en apprécient toute l’ampleur.

La digitalisation grandissante fait partie de notre évolution mais ne peut être en aucun cas la seule proposition ! 

Notre culture est si vaste et si hétéroclite qu’il est inimaginable de l’insulter en la réduisant à nos foyers.

 

Si nous avons choisi ce jour symbolique, celui de la Journée Internationale des Droits des Femmes pour vous interpeller,

c’est parce que c’est une guerre réelle qu’il faut mener ici et maintenant !

Nombreuses sont les femmes qui œuvrent pour la Culture. Certaines sont mères de famille isolées et ne savent pas comment assurer leur avenir et celui de leurs enfants. La grande cause nationale de votre quinquennat au sujet de l’égalité des sexes subit aussi des conséquences. Trop de seconds rôles féminins sont relayés au premier masculin. Le nombre de violences faites aux femmes a explosé. Si elles ne peuvent plus s’émanciper professionnellement pour être indépendantes, quel avenir les attend ?

 

Nous leur avons laissé la parole, leurs témoignages illustrent cette lettre par la suite.

 

C’est aussi pour vous parler des causes à effet de décisions hasardeuses qui vont plonger le pays tout entier dans une crise économique et sociale sans précédent et bien plus longue à gérer qu’une pandémie. Défavoriser des dynamiques économiques et sociales dans différents secteurs d’activité, réduit la possibilité de stabilité.

 

Le droit au logement, besoin primaire établi par la pyramide de Maslow et dans notre constitution, devient impossible. Un trop grand nombre de nos citoyen·ne·s demeurent dans une situation de grande précarité, intensifiée par la crise sanitaire et le manque de ressource financière que vous choisissez de nous imposer. La jeunesse en est lourdement impactée.

 

Stoppons le nombre de victimes collatérales qui est considérablement plus élevées que celui des morts dûs à la Covid-19.

 

Nous avons besoin de travailler mais aussi de nous divertir pour affronter un avenir incertain et difficile.

 

L’art de la guerre doit évoluer avec son époque, la prise de risque pour défendre notre futur est indispensable. D'autres pays ont pris des initiatives et proposent des protocoles sanitaires compatibles avec l’événementiel. De nombreux tests ont été menés depuis plusieurs mois pour rendre possible la saison estivale 2021.

 

Des solutions existent ! Nous attendons des autorisations afin de les mettre en place…

Faites nous confiance comme nous vous avons fait confiance, c’est notre métier, notre art de vivre !

 

                                                                                                                                                                    Les LEATHERWOMƎN

NOUS SOMMES PRÊT·E·S POUR LA RELANCE ! NOUS SOMMES L'ÉVÉNEMENTIEL FRANÇAIS !

# SauvonsLévénementiel  # AlerteRouge  # Onlacherien

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Son journal de bord commence dès ses études. Dans l’océan de l’apprentissage, elle fait escale à Sartrouville pour passer un CAP accessoiriste, accoste ensuite sur les rives du Havre pour faire une MANAA, rame en direction des beaux arts, section stage design à Varsovie pour finir sa course, avec une licence de scénographe obtenue à la Sorbonne Nouvelle de Paris.

 

Déterminée à voguer dans les milieux artistiques et culturels, elle n’hésite pas à mener sa barque entre les métiers d’ouvrière et de créatrice. Aucun obstacle ne peut la faire dévier de sa trajectoire, pour devenir enfin capitaine de son navire et mettre les voiles vers de nouveaux horizons créatifs !

 

Scénographe et constructrice indépendante, elle entreprend malgré la tempête sanitaire en 2020, de lever “l’encre” en embarquant sur son Atelier LR, pour des aventures décoratives à travers la France. Bercée par les flots de son imagination débordante, elle navigue entre le spectacle et l’artisanat pour développer sans cesse son savoir-faire.

 

Avec les LEATHERWOMƎN dont elle est membre co-fondatrice, elles forment un équipage féminin au service de la Culture.

 

Le monde d‘avant : « Naviguant entre festivals, création de décors de pièces de théâtre ou encore pour l‘événementiel, mes journées étaient rythmées par la création et la construction. D‘un lieu à un autre, nous travaillions en équipe au service de la culture, toujours dans l‘objectif de faire vivre à nos visiteurs participants ou spectateurs un moment différent, un moment unique, un moment dans notre et leur imagination. Avec peu nous faisions beaucoup, avec beaucoup nous faisions ensemble ».

 

Ton monde d‘après : « Maintenant je continue de naviguer, mais entre chantier de cuisine et placards de rangement. Maintenant je navigue seule et mon imaginaire se cantonne à la cale de mon bateau, qui navigue souvent à contre-courant et toujours dans la crainte qu‘une nouvelle tempête vienne le faire chavirer ou couler ».

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2ème étoile à gauche et tout droit jusqu’au matin… Bienvenue dans le pays imaginaire de Moe, graphiste-illustratrice, plasticienne-scénographe et technicienne plateau, activiste accomplie du monde de la nuit et du rêve.

 

35 ans de bons et loyaux services envers son âme d’enfant, qu’elle cultive avec celle des autres. C’est avec humour à sa façon, qu’elle œuvre depuis toujours au travers de différents projets artistiques professionnels et associatifs.

 

Du nord au sud et de l’ouest à l’est, électron libre de confession nomade, elle pratique l’art de vivre rock’n’road ! Hasard des rencontres, loin des sentiers battus et au gré de ses envies, de manière autodidacte et le plus souvent en équipe, elle poursuit son apprentissage à l’école de la vie, qu’elle compare avec amusement à une cour de récré sans limite à la créativité.

 

Adepte des Jeux de Moe, c’est elle qui a eu l’idée du nom LEATHERWOMƎN.

 

Ton monde d’avant : « Imprévisible! Une vie faite de nuits blanches, avec un quotidien de 24h insuffisantes, pour réaliser l’ensemble des idées produites par nos imaginations. À cette époque, avec mes complices, le plus grand de nos malheurs se résumait au manque de temps pour concrétiser nos envies créatives. Imagination sans limite, inspirée par nos échanges interminables, qui duraient souvent jusqu’au lever du jour ! Course contre la montre permanente, dans le but de produire un nombre incalculable de projets en tout genre, avec en guise de gouvernail, l’unique envie de faire rire, vibrer, danser, souffler ou tout simplement divertir nos prochains ».

 

Ton monde d’après : « Imprévisible, au mauvais sens du terme, pas comme avant avec son lot de bonnes surprises motivantes et enivrantes ! Aujourd’hui comme demain, c’est le chaos. Difficile d’imaginer l’avenir et de se projeter dans ce contexte. L’organisation demande des mois de préparation, de logistique et surtout, de certitude. Ce n’est plus le temps, ni bien sûr l’imagination qui manquent, c’est le DROIT de travailler qui s'est volatilisé. La culture se meurt, nous avec, victimes collatérales, tristes spectateurs de ce néant culturel et administratif.

 

Quoi qu’il arrive et pas quoi qu’il en coûte, comptez sur nous, nous lutterons avec créativité et passion pour défendre la Culture ».

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Sourire jusqu’au bout de la nuit, c’est une véritable maman louve pour ses équipes !

 

Spécimen - pour ne pas dire Spice Woman - Maïlys est une femme tout terrain. Directrice des productions et des projets, elle milite quotidiennement pour défendre un art de vivre ensemble, solidaire et humain !

 

Elle réserve du temps pour participer à de nombreux projets bénévoles (Solidarité Sida, Restos du Coeur, Aurore, Pleine Face, Le Vidéobus, Festival des Hauts Plateaux…).

 

Membre co-fondatrice des LEATHERWOMƎN, elle met toute son énergie en ces temps obscurs pour apporter de la lumière sur nos métiers mis en “stand by” !

 

Ton monde d’avant : « Ma vie était un réel patchwork qui assemblait surprises et défis quotidiens ! Du reportage sur la meilleure recette de poule au pot gersoise au pilotage de grands événements, en passant par des aventures rocambolesques qui m’ont transportées à l’autre bout du monde… J’en ai fait du chemin et non sans difficultés ! Qui aurait cru qu’au 21ème siècle il serait encore complexe pour une femme de faire sa place dans le milieu professionnel » ?!

Ton monde d’après : « Après un désert professionnel entre mai et décembre 2020, j’ai pu reprendre une partie de mon activité. Elle est nouvelle, différente et moins constante mais travailler dans la Culture c’est se renouveler en permanence donc c’est avec joie que j’accepte ce nouveau défi ! Malgré tout, le temps est au questionnement : Quel futur pour la Culture ? Sombre perspective d’avenir avec comme seule solution… quoi ? La digitalisation absolue ? Profitons de ce ralenti pour repenser nos événements, nos métiers et rebondir de plus belle » !!

 

“Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme [d’aujourd’hui] ne [veut] ni dominer, ni être dominée.” - Louise Michel

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Nombreux sont les chemins empruntés au cours de sa vie professionnelle,

pour aller vers celui de la Culture.

 

Dès l'âge de 17 ans, elle débute en qualité d’agent de sécurité au Zénith de Paris. Jeune Maman célibataire, elle se forme de manière autodidacte à la couture et à la sérigraphie, crée son auto-entreprise de design textile qui tourne durant 8 ans et accumule jusqu’à 3 métiers pour s’en sortir. Après un passage dans une banque, elle exerce un emploi administratif dans un centre culturel, puis fait un détour dans le domaine de la petite enfance, du handicap aux services sociaux, passant même par le travail de saisonnier dans la restauration. Pas de problèmes que des solutions pour honorer ses factures et élever son enfant. Depuis 5 ans, elle pilote des poids lourds de 32 tonnes, chargés du matériel de prestation qu’elle achemine à bon port et dans des temps records.

 

Bénévolement, elle participe à l’organisation d’événements alternatifs. Séverine est membre d’honneur des LEATHERWOMƎN, compagne de chic et de choc, c'est un plaisir de partager notre route à ses côtés !

 

Ton monde d’avant : « Habituée à relever les défis et à vivre sans roue de secours, je me suis renouvelée en permanence. L’intermittence a toujours été un mode de vie que j’ai pratiqué sans le savoir. Pourtant ce statut n’a pas été facile à obtenir. Mon fils grandissant, j’ai ressenti le besoin de tracer ma route, d’être en mouvement et de voir du pays. Déterminée à travailler dans le spectacle, j’ai financé ma formation de conductrice PL. Au régime général jusqu’alors, la transition vers ce statut fut laborieuse. En plus des 500 heures effectuées au régime général, j’accumulais 700 heures annuelles en intermittente réalisées 3 années consécutives, je suis enfin devenue intermittente la 4ème année, 6 mois avant la Covid-19. J'enchainais 200 h en 3 semaines pour une en famille, lors de la saison des tournées. Mes autres dates étant faites pendant les fashion weeks. Sans validation de mon statut, j’ai perdu la possibilité d’évoluer tous les 2 ans, car nous avons le droit à des formations via l’AFDAS. Ça n’a jamais été facile, mais j’étais heureuse de me lever tôt ou de me coucher tard pour faire ce métier où j'avais trouvé ma place ».

 

Ton monde d’après : « Être l’un des rouages de la mécanique du rêve, conduire les décors ou le matériel du spectacle aux quatres coins de l’Europe est ma seule destination possible. Je ne m'imagine pas ailleurs qu’au volant d’un camion à destination d’une zone culturelle éphémère. Si je dois de nouveau évoluer, c’est pour devenir habilleuse costumière ou régisseuse plateau, chose impossible actuellement. Ce n’est pas le fait de conduire qui m’importe, mais ce que nous véhiculons chaque jour et chaque nuit. Du chargement au dépôt pour prendre la route puis du déchargement sur site, au montage pour la représentation puis le démontage pour recharger et décoller vers d’autres horizons, afin de lever le rideau ailleurs, c’est ma raison de continuer ce métier. Je me suis donnée les moyens, j’ai lutté seule pour arriver à réaliser mes projets et participer à ces univers. Mettre en place ces espaces hors du temps où petits et grands viennent s’émerveiller, est essentiel ! Un avenir sans culture impossible! Je ferai partie de celles et ceux qui la véhiculeront dans le futur ».

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Son odyssée dans l’univers du spectacle débute bénévolement en 2011, lors de la fête de l’Huma... Première rencontre avec les backstages !

 

Manu Chao monte sur la scène, une foule en délire se réunit ce soir-là, pour vibrer au rythme d’un seul et unique son, le sien ! Sa musique diffusée par les grappes d’enceintes “Line Array”, installées au-dessus de la scène, font vibrer le public avec une puissance sonore parfaite, amplifiée par un jeu de lumière qui sublime la performance des artistes !

C’est la magie du spectacle qui opère, le temps passe mais ce frisson demeure. Comment oublier cet instant, cette parenthèse hors du temps, où le quotidien et la routine s’évanouissent, disparaissent pour laisser place à cette osmose indescriptible, cette joie de vivre indéfinissable.

 

Dès lors et pour toujours, elle sut que sa carrière professionnelle serait d’être l’un de ces maillons de la chaîne humaine, qui actionne la mécanique de l’onirisme.

 

Ton monde d’avant : « Décollage immédiat pour une formation de deux ans pour être technicienne lumière. Ensuite débute mon voyage d’intermittente. Des concerts en passant par le théâtre ou l’opéra, en poursuivant ma route des festivals ou encore dans des lieux culturels, j’explore le monde du spectacle vivant et de la culture avec beaucoup d'enthousiasme, bien que cela exige de nombreux sacrifices (sur le plan personnel). C'est en travaillant pour la Maison de la Culture 93 à Bobigny, que je mesure l'importance de ces espaces pour développer des secteurs socialement défavorisés. La culture n’a pas de frontière, elle dépasse celle de l’imagination et propose l’infini des possibles. Elle permet l’ouverture d’esprit alors qu’à l’inverse, une surconsommation télévisuelle a tendance à réduire la liberté de penser.  La culture est le partenaire essentiel à l’éducation scolaire ».

 

Ton monde d’après… : « J’ai quitté Paris l’été 2019 pour m’installer à Toulouse. J’ai fait quelques allers-retours entre la capitale et ma nouvelle demeure pour travailler, pas évident en province de développer mon réseau. La crise sanitaire explose en mars 2020… une seule proposition en septembre pour deux vacations de 4h m'a été proposée. J’ai été obligée de décliner, car le salaire ne couvrait pas mes frais de déplacement. Depuis, une unique occasion, en octobre : une semaine intense de montage pour un Opéra, 55h de marathon avec le protocole sanitaire respecté par l’ensemble du staff, heureux de retrouver les coulisses. Bonheur évanoui rapidement, quand une réunion a été organisée au milieu des décors sur scène, annonçant  une fois de plus, que le rideau ne se lèverait pas. Comment entrevoir des perspectives d’avenir avec pour seul horizon, des décisions aléatoires et incertaines. En ce qui me concerne, une chose est sûre, je ne peux concevoir mon avenir ailleurs que dans ce secteur d'activité, c'est ma vocation ».

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À l’âge de 12 ans, Pialli commence ses entraînements d’acrobate, de gymnastique et de voltige pour devenir une artiste équestre. Elle se forme à l’école de cirque de Verdun à Montréal, continuant les exercices avec son cheval, même en dehors des cours !

 

À 17 ans, elle rejoint la création du spectacle Odysséo de Cavalia et part 2 ans en tournée à travers l’Amérique du Nord. Elle maîtrise plusieurs disciplines du cirque, de la voltige cosaque au tissu aérien.

 

Le 20 mars 2013, après un grave accident de voltige, elle est obligée de prendre du recul avec son métier.

 

Elle s'installe en France, travaille avec la compagnie Impulsion à Aurillac, puis ensuite à Paris avec sa sœur pour explorer son désir de création. Ensemble, elles organisent des évènements où Pialli présente différents numéros qui mélangent acrobatie et musique.

 

En 2016, elle fonde avec son père et sa petite sœur, leur groupe de musique, Noble Sauvage. De la composition, à l’interprétation, de la mise en scène aux costumes, en passant par la technique, la communication et le relationnel… cette famille ne manque pas de ressources, de talent, d'inspiration et de motivation pour exprimer toute leur créativité.

 

Ton monde d’avant : « La scène me permettait de sortir du temps où tout le reste devenait détail. J’existais pour ces moments, le temps d’un spectacle, vivre une autre vie. Libérée du poids de ma conscience, je me devais d’exister dans ce monde nouveau. Permettre à ceux qui partageaient avec moi ce moment de spectacle d’être vivant autrement. Une interaction subtile, une discussion riche, chaque spectacle est différent, chaque public est différent, “VIVANT” et “VIBRANT”. C’est ce que j’ai toujours voulu, c’est le refuge que j’ai trouvé pour échapper à la société qui tente de nous mettre dans une case dès le début. J’ai décidé d’être le fou du roi, pour avoir le droit d’être autre chose. Même si cette vie est loin d’être facile, c’est la mienne. Malgré les difficultés financières, le manque de stabilité, l’irrégularité, jongler entre ma vie d’artiste et de maman... Mais ce n’est rien comparé au bonheur que j'éprouve quand je m’aperçois que tout est possible! Je suis heureuse de faire ces sacrifices pour vivre avec passion, et fière que mon enfant de 4 ans grandisse dans mon monde ».  

 

Ton monde d’après : « Ce combat, je l’avais choisi et aujourd’hui le vide est omniprésent. L’impression d’avoir perdu ce lieu, ce refuge où tout pouvait exister, ou l’on pouvait être n’importe qui et voyager ensemble sans même quitter sa place. Ce n’est pas un métier, c’est un Univers, un mode de vie, une raison d’être. Un avenir sous forme numérique est impensable ! Évidemment obligés d’évoluer sur les réseaux, rien ne pourra jamais remplacer l’énergie du Live, cet instant unique de partage à dimension humaine qui dure le temps de la représentation et ne peut se vivre décemment assis, encore moins seul devant son écran! C’est comme un deuxième accident, tout s’arrête, plus rien n’est possible… c’est un nouveau défi à surmonter. Nous continuons de produire, nous avons enregistré notre album, fait un premier clip… je ne compte pas en rester là, c’est sur scène que mon histoire continuera.  

 

Quand on a perdu tout ça, qu'est-ce qu’il nous reste ? Une impression d’avoir perdu l’essentiel …Car c’est ce que nous sommes ».

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